Organisation du scrutin du 12 juin : Les garanties de transparence réunies

De nombreux partis et plusieurs listes d’indépendants se préparent à la campagne électorale des législatives du 12 juin. Des rencontres de proximité ont lieu à travers les wilayas et les présidents de partis mettent l’accent sur la nécessité de parvenir à une forte participation, au moment où l’ANIE rassure sur l’intégrité du scrutin.

S’agissant des raisons qui ont conduit certains partis de l'opposition à ne pas participer aux législatives, le politologue estime que ces mêmes partis ont toujours crié à la fraude lors des échéances précédentes et pourtant y participent en l'absence de toute garantie et décrochent des sièges aux différentes assemblées. Aujourd'hui, avec toutes les garanties de transparence et d'intégrité, ils décident de boycotter le scrutin car leur chances sont inexistantes, en particulier avec la nouvelle loi électorale qui interdit aux députés ayant cumulé deux mandats de se présenter à nouveau. La plupart des cadres de ces partis ont siégé au parlement pendant deux mandats et comme ils ne peuvent plus se présenter, ils se cachent derrière le boycott.
La deuxième hypothèse est que le pouvoir donnait par le passé des garanties à ces partis, en leur consacrant un certain nombre de sièges dans les assemblées. Lorsque ces garanties ont disparu avec l'ancien système, ces partis ont perdu l'espoir de participer aux assemblées, ils ont donc décidé de boycotter. L'universitaire rappelle que le Président de la République avait promis des élections législatives transparentes, dans un contexte de reconstruction du discours politique, des partis et des élites. Il est souhaité de voir le retour de ces élites sur la scène politique, mais cette question est tributaire de l'Autorité indépendante des élections qui devra garantir un climat de transparence et de démocratie et puisse avoir les pleins pouvoirs pour accomplir ses missions, sans que l'administration ou les walis n'interfèrent pas dans son travail.
Selon l'enseignant, avec la constitutionnalisation de l'Autorité indépendante des élections, cette dernière a tous les atouts pour réussir la prochaine échéance, car il s'agit de la restauration de la confiance dans les institutions de l'État. Si cette instance réussit, les institutions et les partis politiques réussiront.
Ils feront le poids et la capacité de mobiliser le peuple. L’Etat sera alors face à une opposition respectable qui ne remet pas en question l'intégrité du processus électoral et qui appelle à la participation à chaque fois.
Dans ce climat positif et cette accumulation d'actions positives et de bonnes volontés, les prochaines échéances électorales seront un réel succès et remettront le train sur les rails, afin de pouvoir ouvrir les grands chantiers, comme la loi relative à l'information, les collectivités locales et celle sur les hydrocarbures et autres.
Salima Ettouahria

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